Etienne de Gerlache, premier président de la Société en Belgique
Etienne de Gerlache, premier président de la Société en Belgique
 Aider les personnes en détresse
Aider les personnes en détresse par une présence et un réconfort moral
Nourrir
Distribution de colis alimentaires, en fonction de la composition des familles et de leurs besoins spécifiques
Vêtir
Un vestiaire vincentien, où l’on peut venir choisir les vêtements dont on a besoin mais aussi que l’on aura plaisir à porter
Héberger
Des logements de transit à prix réduits, pour laisser aux familles en situation de crise le temps de retrouver un logement définitif

En Belgique

En Belgique, la Société de Saint-Vincent de Paul fut fondée à Bruxelles dès 1842, par une douzaine de jeunes gens dont l’animateur était Edmond Van Gansbergh. Solidement établie depuis plus de 160 ans, la Société de Saint-Vincent de Paul compte actuellement 342 conférences et 56 centres à travers le pays.
Les conférences sont en quelque sorte les cellules de base de la Société de Saint-Vincent de Paul. Elles se rattachent généralement à une paroisse sur le plan géographique et se composent exclusivement de membres bénévoles.
Les centres sont des maisons ou des institutions au service de personnes défavorisées et gérées par la Société de Saint-Vincent de Paul. Ils sont animés par des “permanents”, aidés à l’occasion par des bénévoles qui ne sont pas forcément membres de la Société.
Suivant sa localisation en Belgique, chaque conférence ou centre dépend d’un Conseil Provincial. Il y en a dix, plus un pour la région bruxelloise. Ces onze conseils sont à leur tour chapeautés par le Conseil National.

Nos pôles d’action

Nos activités sont multiples, axées sur 4 grands pôles:

Nourrir, vêtir et héberger sont bien entendu des manières importantes d’aider. Néanmoins, en fonction de cas plus particuliers, il en existe bien d’autres encore. Quitte même à devoir parfois innover des formes d’aide face à des situations imprévues. Il faut également souligner combien le soutien moral et l’accompagnement sont indispensables, essentiels à long terme. Même si les résultats ne sont pas directement visibles ou concrets aux yeux de tous.

Notre manière d’agir

Une écoute attentive et encourageante

Les démunis souffrent de l’exclusion dont ils font souvent l’objet. A cela s’ajoute la honte, qui les incite généralement à s’isoler dans leur désarroi.
Comme le disait un SDF: “on meurt de solitude avant de mourir de faim”. Fidèle à l’esprit qui animait son saint patron, la Société de Saint-Vincent de Paul s’attache à aller à la rencontre des démunis, à leur prêter une écoute attentive et respectueuse, à les aider moralement à lutter contre le désespoir et la dépression. Les visites de réconfort aux familles, aux personnes âgées, à celles qui vivent seules ou sont malades, nous paraissent dès lors d’une importance primordiale.

Un appui sur le plan pratique et administratif

Beaucoup de personnes défavorisées ne sont pas au courant de leurs droits et des avantages sociaux dont elles peuvent bénéficier. La Société de Saint-Vincent de Paul les conseille, les aiguille et prend le plus souvent en charge les démarches administratives nécessaires. Souvent, un dialogue approfondi avec une personne compétente permet de faire une analyse exacte de la situation, et de trouver des solutions qui permettront de reconstruire un avenir. Nous disposons également de bureaux spécialisés en médiation de dettes ainsi que d’un centre d’accueil pour les demandeurs d’asile avec un service juridique spécialisé.

Un soutien financier en cas de première nécessité

Il n’est pas rare que nous devions intervenir directement sur le plan financier. Par exemple pour payer du mazout de chauffage, pour intervenir dans des frais de soins de santé pressants et la mise à jour des cotisations à la mutuelle, etc. Le but d’une aide financière étant toujours d’éviter qu’une situation empire et soit plus coûteuse encore à résoudre par la suite, avec le risque qu’elle devienne irréversible.

Que pouvez-vous faire ?

Si vous partagez les valeurs de notre idéal chrétien, si vous avez de la patience et que vous vous sentez apte à écouter, réconforter et encourager, n’hésitez pas: devenez un(e) de nos bénévoles et consacrez un peu de temps à la visite de familles et de personnes en détresse. C’est là certainement une des meilleures façons d’aider qui soit, dans un esprit de dialogue et de partage.
Bien entendu, les dons financiers nous sont également très utiles. Non seulement pour faire face à nos frais de fonctionnement pour tout ce qui touche au domaine administratif, mais aussi pour pouvoir apporter, si nécessaire, un soutien financier à ceux qui en ont impérativement besoin.

Malgré ce que l’on pourrait croire, la faim sévit encore dans notre petit pays de cocagne. Avec ceci de particulier que, dans nos pays industrialisés, elle ne se “voit” pas. Beaucoup de démunis n’ont “pas l’air” mal nourri. En réalité, leur alimentation est insuffisante, peu saine et très irrégulière. L’insécurité alimentaire des personnes défavorisées les entraîne souvent dans un pénible engrenage: la malnutrition les conduit à être plus fréquemment et plus sérieusement malades, obligeant les familles à dépenser leurs maigres ressources en soins de santé. Parfois, certains n’arrivent plus à exercer des tâches qui leur vaudraient un revenu plus que nécessaire.

Notre manière d’agir

Une organisation rigoureuse

L’aide alimentaire demande un équipement et une organisation rigoureuse de bout en bout. La Société de Saint-Vincent de Paul dispose de plusieurs dépôts alimentaires équipés selon les normes en cours. Ces dépôts – où travaillent de nombreux bénévoles – font à la fois office de centre de distribution pour les démunis et de centre d’approvisionnement pour d’autres endroits de distribution plus réduits.

Un approvisionnement varié

Les sources d’approvisionnement peuvent varier un peu d’un endroit à l’autre. Une large part des denrées provient de la Fédération des banques alimentaires belges, contre paiement d’une cotisation annuelle pour frais de fonctionnement (entreposage temporaire, tri, transport, les denrées étant elles reçues gracieusement). Nous recevons aussi des dons émanant tant de l’ U.E. que de petites sociétés, de commerçants ou de particuliers. Mais, dans le souci d’offrir aux familles la possibilité de préparer des repas équilibrés, les centres et les conférences sont souvent amenés à faire des achats complémentaires.

Des colis alimentaires appropriés

Les personnes ayant besoin d’une aide alimentaire reçoivent des colis à intervalles fixes, auprès du centre ou de la conférence qui leur est le plus facilement accessible. La façon de composer les colis peut différer un peu d’une conférence ou d’un centre vincentien à l’autre, car nous estimons que notre aide doit s’adapter aux besoins et aux différences de “terrain” (âge, état de santé, composition du ménage,…).

Que pouvez-vous faire ?

Frais de fonctionnement propres, cotisation, achats…
Le coût de l’aide alimentaire absorbe chaque année une part plus importante du budget de la Société de Saint-Vincent de Paul. Or, lutter contre la faim qui guette les démunis est un combat constant. Pour tenter de le gagner, la générosité de vos dons en espèces est notre meilleure arme.
En tant que commerçant ou société de production dans le domaine alimentaire, vous pouvez aussi, bien entendu, nous faire des dons en nature.
Au nom de tous ceux qui ne mangent pas à leur faim, soyez remercié d’avance pour chaque repas qu’ils feront grâce à vos dons.

Apporter une aide vestimentaire est, dans l’esprit de beaucoup et à juste titre, un problème spécialement lié à la saison d’hiver. Il est effectivement essentiel d’avoir un minimum de vêtements chauds et une paire de chaussures convenable à se mettre pour se protéger du froid. Mais le fait d’être correctement vêtu est aussi un problème qui dépasse largement la saison d’hiver. Il touche directement, et de façon visible, à la dignité des individus et favorise souvent une forme de discrimination, voire même la réprobation. Il est donc très important que – en toute saison – les démunis puissent porter des vêtements appropriés et propres.

Notre manière d’agir

Des vêtements corrects, proposés avec respect

Comme beaucoup de sociétés caritatives, la Société de Saint-Vincent de Paul se charge de récolter des vêtements, et ce de façon permanente. C’est au niveau de la redistribution de ces vêtements que nous tenons impérativement à marquer notre respect envers les démunis. A l’image des boutiques de seconde main, les vêtements que nous leur proposons ont fait l’objet d’un tri sévère. Ils ne portent pas de traces d’usure, sont fraîchement lavés et repassés, dans un état de propreté impeccable.

L’habillement, facteur d’insertion sociale

Nous offrons aux personnes défavorisées la possibilité de pouvoir choisir leurs vêtements. C’est pourquoi nous les exposons sur des cintres ou soigneusement pliés dans des rayonnages. Plusieurs de nos centres et conférences disposent d’un local prévu à cet effet et accessible à heures fixes. Eprouver du plaisir à porter des vêtements que l’on a choisis est une façon, pour les démunis, d’acquérir une meilleure image de soi, d’avoir envie de se soigner. Ce qui ne manque pas de faciliter leur insertion sociale.

Avoir la possibilité d’entretenir ses affaires personnelles

La formule est encore loin de se généraliser, mais nous souhaitons – comme cela se passe déjà dans certains de nos centres – que les démunis puissent avoir accès à des lavoirs gratuitement ou à moindre prix pour y entretenir leurs vêtements et leur linge. C’est là un élément qui les responsabilise vis-à-vis d’eux-mêmes, leur permet de renouer avec des principes d’hygiène et, une fois de plus, facilite leur (ré)insertion sociale.

Que pouvez-vous faire ?

Il existe deux manières de nous soutenir dans le domaine vestimentaire:

  1. D’une part, vous pouvez bien entendu nous donner chaque saison les vêtements propres et en bon état que vous ne portez plus.
  2. D’autre part, il nous faut des moyens financiers pour pouvoir acheter ce qui se trouve plus difficilement en seconde main, et surtout à la bonne taille, alors que le besoin s’en fait souvent sentir de façon urgente. Par exemple des chaussures pour les enfants dont les pieds changent rapidement de pointure. Autrement dit, vos dons en espèces sont également les bienvenus.

Les personnes à faibles revenus éprouvent d’énormes difficultés à se loger. Dans les grandes villes, les loyers sont si élevés qu’ils atteignent jusqu’à deux tiers du revenu des ménages, sans leur laisser suffisamment de moyens de subsistance. D’où un engrenage classique: quelques mois de loyer non payés, et c’est l’expulsion. Un ménage sans toit est confronté à de graves problèmes car les centres d’hébergement sont plutôt prévus pour les personnes isolées et les femmes avec enfants que pour les familles. Pour le bien des enfants, les pouvoirs publics doivent parfois séparer les membres d’une famille, au détriment de sa cohésion et des liens affectifs. On en arrive à des situations douloureuses, dont les effets peuvent être irréversibles.

Notre manière d’agir

Des logements de transit pour se ressaisir

Le désarroi et les difficultés rencontrées par les familles n’ayant plus de toit ont poussé la Société de Saint-Vincent de Paul à concevoir une nouvelle approche du problème de l’hébergement et à créer des logements de transit à leur intention. Comme le terme l’indique, il s’agit d’un logement momentané pour donner à une famille en situation de crise l’occasion de se ressaisir et de trouver un logement social ou autre définitif. Dès lors, la période d’occupation du logement est limitée à 6 mois, avec une possibilité de renouvellement si besoin.

Un accompagnement social attentif

Lorsque des démunis menacés d’expulsion viennent nous demander de l’aide, nous leur offrons un accompagnement social et tentons éventuellement de négocier de nouveaux délais avec le propriétaire, de proposer un paiement partiel des loyers en retard, ou de réserver un lit dans une maison d’accueil. Ces solutions peuvent s’avérer peu efficaces à long terme dans les cas où cela ne fait que reporter le problème. Le but du logement de transit est de profiter du répit offert pour trouver une solution durable et effectuer toutes les démarches administratives susceptibles d’aider les ménages et de faire valoir leurs droits.

Une garantie pour un nouveau départ

Les logements de transit sont mis à la disposition des familles pour un loyer minime, n’excédant pas un tiers de leurs revenus. C’est donc une occasion pour pouvoir reprendre pied sur le plan financier. Le prix de location sert à couvrir les frais d’assurance, de précompte immobilier et d’entretien. Au moment où une famille quitte son logement de transit, le reste de la somme constituée par les loyers intervient dans le paiement de la garantie due pour son nouveau logement. De quoi repartir du bon pied.

Que pouvez-vous faire ?

Comment se fait-il que la Société de Saint-Vincent de Paul puisse mettre des logements à la disposition de familles en situation de crise? Parce que, de temps à autres, des maisons nous sont léguées et que nous les aménageons – ou encore que des propriétaires généreux mettent un immeuble à notre disposition.
Sans oublier, bien entendu, les legs et les dons que nous recevons, parfois avec une demande de les attribuer à un domaine particulier (l’hébergement de personnes âgées ou autres). Ceci vous donne une idée de la façon dont vous pouvez nous aider en fonction de vos moyens.